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 INTERVIEW D'ERIC-EMMANUEL SCHMITT

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AuteurMessage
Hélène
Chercheur Administrateur
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Féminin Nombre de messages : 78
Age : 56
Etat-civil, Lieu : Célibataire à Paris
Je suis : Psychanalyste Tantrique : Etudes et Enseignements sur la Vie Amoureuse et Sexuelle
Et : Noctambule, Ermite et sociable, Loquace, Ponctuelle...
Date d'inscription : 02/12/2004

MessageSujet: INTERVIEW D'ERIC-EMMANUEL SCHMITT   Jeu 22 Mai 2008 - 5:45

Je retiens cet interview d'Eric-Emmanuel Schmitt à cause de la dernière phrase...
http://www.evene.fr/livres/actualite/interview-eric-emmanuel-schmitt-tectonique-sentiments-1366.php?p=2
Bien à vous
LN
_______________________________

Le mystère de l'amour
INTERVIEW D'ERIC-EMMANUEL SCHMITT

Propos recueillis par Thomas Yadan et Mélanie Carpentier pour Evene.fr - Mars 2008


Après le succès de sa nouvelle pièce de théâtre, 'La Tectonique des sentiments', Eric-Emmanuel Schmitt a accepté de répondre aux questions d'Evene. Toujours aussi enthousiaste et généreux, l'écrivain offre une petite digression sur le thème des femmes et de l'amour.

Quand Eric-Emmanuel Schmitt parle d'amour, les murs ont des oreilles, les plus sceptiques retournent leur veste et les couples clignent de l'oeil. Et pourtant ! Dans 'La Tectonique des sentiments' pas de consolations idéalistes, Schmitt, l'écrivain humaniste, se transforme en conteur réaliste compliquant légitimement la rencontre avec l'autre sous les traits de la difficulté à aimer. Comme à son habitude dans l'écriture, il tâtonne, épure, interpelle la multitude des interprétations, laissant en fin de compte le dernier mot au lecteur. Tout cela n'enlève évidemment rien au plaisir d'un entretien avec lui, toujours aussi charismatique autant par le discours que par l'élégance des gestes.


Cette année célèbre l'oeuvre de Simone de Beauvoir. Croyez-vous à une littérature spécifiquement féminine ?

J'ai beaucoup de mal avec ce concept de littérature féminine. Par exemple, quand je lis Marguerite Yourcenar, je n'aperçois pas de sexuation comme j'en sens une avec Colette. Je crois même qu'il y a des auteurs qui écrivent pour changer de sexe. Moi, je me vis comme un auteur transsexuel, c'est-à-dire que j'aime pouvoir être un enfant, un homme, une femme, changer de générations. Tout l'intérêt de la projection littéraire est cette empathie qui consiste à essayer de devenir autre que ce que l'on est. L'écriture n'est pas la découverte de soi, mais la découverte des autres "que l'on a en soi" ou des autres qui nous entourent. Quand je lis 'Le Deuxième Sexe' de Simone de Beauvoir, je découvre une intelligence qui me passionne et raconte des choses sur moi et sur les autres. Quand je lis 'L'Invitée', qui est un très beau roman, je lis une histoire humaine. Mais je ne vois pas de "signature" sexuée.


Finalement, vous êtes un universaliste dans la lignée de Simone de Beauvoir ?

Complètement ! Quand Beauvoir dit que "L'on ne naît pas femme, on le devient", elle nous indique où peut se glisser la littérature et l'acte de l'écrivain : une exploration dans l'univers des possibles, à l'intérieur de cet espace de liberté dans lequel il évolue. Un homme peut très bien écrire d'un point de vue de femme, et, inversement. C'est ce que nous raconte l'existentialisme de Sartre ou Beauvoir et que confirme mon vécu d'écrivain. J'épouse, lorsque j'écris, les possibles que je ne suis pas dans ma propre vie. Et quand on lit, c'est un peu la même chose. J'ai peur que lorsque l'on parle de littérature féminine, on parle de littérature efféminée ; et quand on parle de littérature masculine, on la nomme machiste. On ne peut avoir que les clichés d'un sexe lorsqu'il est appliqué à un texte littéraire.


Justement, dans votre dernière pièce de théâtre, 'La Tectonique des sentiments', l'héroïne n'est-elle pas victime d'un excès d'émancipation ?

En effet. Diane est une femme d'aujourd'hui qui assume des responsabilités dans la société, en politique comme député. Elle se bat pour la cause des femmes mais pas forcément à la manière des féministes. Ce serait plutôt un après-féminisme. Elle est habituée dans sa vie sociale à contrôler, à maîtriser les choses, ce qui rend la vie amoureuse devient plus difficile. Elle est comme ces nombreuses femmes que je vois autour de moi - belles, intelligentes, avec un beau métier et de l'argent - et qui sont seules. Peut-on garder cet idéal de contrôle sur tous les aspects de sa vie ? Est-ce qu'une histoire d'amour n'est pas justement un lâcher prise ? Est-ce qu'une histoire d'amour n'est pas la fréquentation du mystère de l'autre en acceptant qu'il nous échappe, qu'on ne le possède jamais ? J'avais envie de parler de la difficulté d'aimer que je vois chez certaines femmes à cause de la modification du rapport homme / femme dans la société.


Donc l'amour, selon vous, n'est pas un concept en soi mais une variation sur le thème de la rencontre avec l'autre ?

Pour moi, l'amour est la fréquentation assidue d'un mystère. Que ce soit l'amour de dieu ou l'amour de quelqu'un. Ce n'est donc ni la connaissance ni la possession ni le pouvoir sur l'autre. Ce serait l'amour de l'altérité. Le plus déconcertant n'est pas le mystère mais bien que l'amour existe. Ce qui est mystérieux c'est que, malgré toutes les difficultés à aimer, on continue, on persiste à vouloir aimer. On tente insatiablement de prouver que l'amour existe, c'est en cela que consiste le mystère.


Mais avec cette pièce, l'optimiste Eric-Emmanuel Schmitt apparaît plus sombre, plus pessimiste ?

La pièce est à la fois cruelle et optimiste. Qu'est-ce que l'optimiste sans la cruauté, la lucidité et le sens de ce qui fait mal ? L'optimisme n'est pas la négation de la difficulté mais la volonté de continuer malgré les embûches et les souffrances. Cette pièce montre la difficulté d'aimer, également que l'amour chez certains apparaît quand la passion a disparu. L'amour commence lorsque l'on cesse d'être amoureux. C'est peut-être au moment où l'on se sépare que tout devrait commencer car la passion s'évanouissant, on perçoit l'autre dans sa réalité concrète, dans son altérité. Il y a une décristallisation, l'illusion tombe et l'autre arrive. C'est souvent là que l'on arrête d'aimer, alors que c'est là qu'il faudrait peut-être commencer.


Vous traitez aussi de la nécessité de l'incertitude, du doute ?

J'ai essayé d'écrire une espèce de trajet initiatique par rapport à l'amour. Cette femme arrive à aimer à la fin mais c'est trop tard. Est-ce qu'elle serait capable d'aimer après ? Je ne sais pas. Quand elle a eu l'opportunité d'aimer, à cause des doutes qu'elle a sur elle-même, elle a raté l'opportunité d'aimer un être disposé à l'aimer. Ils étaient tous les deux dans de très bonnes dispositions pour vivre quelque chose de fort. Le doute qu'elle avait sur elle et sur l'autre, le fait qu'elle confondait l'amour et la passion, le sentiment et son intensité, a fait qu'elle a tout détruit. Elle comprend son erreur. Est-ce un bagage pour l'avenir ou juste la fin ? On ne peut savoir. Au théâtre, le rideau tombe toujours au moment où il faut. Dans les comédies, le rideau tombe toujours au moment où les gens vont se marier…donc, c'est juste à temps (rires). Après, c'est la tragédie qui commence.

Propos recueillis par Thomas Yadan et Mélanie Carpentier pour Evene.fr - Mars 2008
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